Se rendre au contenu

Les trous dans l'Essence de l'être : les identifier et les combler

Comprendre les blessures d'enfance à travers l'ennéagramme personnalité
27 juillet 2026 par
Les trous dans l'Essence de l'être : les identifier et les combler
Coline d' Aubret

Selon l'ennéagramme personnalité, chacun porte en lui des manques profonds, des « trous » dans son Essence, créés par les blessures non reconnues de l'enfance. Comprendre ces vides existentiels est le premier pas vers une guérison authentique.

Qu'est-ce que les trous dans l'Essence selon l'ennéagramme ?

Les trous dans l'Essence représentent des zones de notre être profond qui n'ont pas été nourries durant l'enfance. Coline d'Aubret et France de Bois Centi, auteures du livre Ennéagramme & Énergétique, expliquent que l'Ennéagramme (système de neuf types de personnalité) révèle comment ces manques façonnent notre caractère.

Selon les auteures, l'Essence de l'enfant contient à l'état potentiel « toutes les qualités de l'éveil » : la perfection, l'amour, la joie, la liberté et la connaissance. Mais pour grandir, cette Essence a besoin d'être nourrie par des parents conscients, capables de transmettre ces qualités. Or, comme le souligne le livre :

« Les parents eux-mêmes vivent à partir de leur personnalité et non à partir de leur Essence : ils ne peuvent donc rien transmettre à l'enfant qui soit de même nature que l'Essence. »

Les trois causes de la perte de contact avec l'Essence

Le livre identifie trois raisons principales qui nous coupent de notre essence véritable :

  1. L'identification au corps physique : Dès l'enfance, nous nous identifions complètement à notre corps, perdant la connexion avec notre dimension spirituelle.
  2. Les manquements éducatifs : Les parents ne peuvent pas toujours répondre aux besoins profonds de l'enfant, créant des fragmentations dans son être.
  3. L'absence de nourriture spirituelle : Les parents, vivant eux-mêmes depuis leur personnalité, ne savent pas nourrir les qualités essentielles de l'enfant.

Cette triple aliénation crée ce que les auteures appellent des « trous » dans l'Essence, des zones vides où manquent l'amour, la confiance, la joie ou la liberté.

Comment chaque ennéatype compense ses manques

Chaque type de l'ennéagramme personnalité développe des stratégies spécifiques pour combler ses vides existentiels. Le livre illustre ce mécanisme :

« La volonté de dominer les autres se manifeste chez les enfants qui, à un moment de leur croissance, se sont sentis un peu écrasés, ont été empêchés d'être, n'ont pas pu apprendre à maîtriser leur vie. À l'âge adulte, ils développent la volonté de dominer (ennéatype HUIT, par exemple) et imaginent qu'elle va remplacer le manque, comme l'enfant qui imagine que son nounours ou sa serviette remplace sa mère (ennéatype NEUF, par exemple). »

Ces compensations varient selon les ennéatypes :

  • Le type UN développe le perfectionnisme pour compenser un manque de reconnaissance
  • Le type QUATRE cultive la mélancolie face à un manque de joie
  • Le type SIX vit dans le doute par manque de confiance
  • Le type HUIT domine pour compenser un sentiment d'impuissance
  • Le type NEUF s'oublie lui-même, comme si son existence n'avait pas été validée

L'illusion des compensations extérieures

Le piège principal dans notre quête de guérison réside dans la recherche de solutions externes. Les auteures l'expliquent clairement :

« L'erreur ensuite va être de croire que c'est un élément extérieur qui vous manque : les uns penseront que c'est une femme ou un homme ; les autres de l'argent ou de la sécurité. Chacun, en fonction de sa personnalité ou de son ennéatype, imagine qu'il lui manque quelque chose, alors que c'est un manque de l'essence. »

Cette recherche extérieure ne fonctionne jamais durablement. Le livre donne l'exemple parlant de celui qui, pour combler sa peur, achète une maison avec des cadenas, puis une alarme, puis une connexion directe au commissariat... sans jamais trouver la paix intérieure.

La vraie nourriture de l'Essence : la présence consciente

La solution authentique pour combler les trous de l'Essence ne vient pas de l'extérieur mais de la qualité de notre présence. Les auteures citent Gurdjieff : « La vie n'est réelle que lorsque je suis. » Cette présence se cultive par :

« La nourriture de l'Essence est ce que Gurdjieff appelle le 'premier choc conscient' : la nourriture des impressions qui vous viennent du monde extérieur par vos sens, la nourriture des impressions qui vous viennent de votre monde intérieur par vos pensées, par vos émotions. »

Pratique pour nourrir son Essence au quotidien

Le livre propose une approche simple mais profonde pour entamer ce travail de développement personnel :

« Si vous étiez capable aujourd'hui de vous asseoir là et d'être simplement attentif, d'observer, d'entrer de plus en plus dans cet observateur, votre Essence se structurerait, se nourrirait, se dévoilerait petit à petit avec le temps. »

Cette pratique de l'attention consciente comprend :

Reconnaître ses propres trous pour mieux les guérir

L'identification de nos manques spécifiques constitue une étape cruciale. Les auteures suggèrent de se poser des questions concrètes selon son ennéatype. Par exemple :

  • « Moi, je suis vaniteux, j'ai toujours besoin de parler, de me montrer ; sinon, je ne me sens pas bien. » → Manque de reconnaissance
  • « Je ne me sens pas exister si les autres ne voient pas comme je suis beau, grand, fort, riche, intelligent. » → Manque de validation de son être
  • L'avidité excessive → Manque de nourriture affective dans l'enfance

Chaque trait négatif du caractère pointe vers un trou spécifique dans l'Essence, une blessure d'enfance non guérie.

L'exemple du Bouddha : mourir à la personnalité

Le livre se termine sur l'exemple inspirant du Bouddha qui, après avoir tout essayé pour combler ses derniers manques, décida simplement de s'asseoir en déclarant : « Je meurs sur place ou je m'éveille à moi-même. » Les auteures précisent que « le Bouddha avait cette capacité de mourir à toute sa personnalité, à tout son passé et il s'est éveillé à l'Essence de son véritable être. »

Bien sûr, nous ne sommes pas tous des Bouddhas, mais cette histoire illustre la direction : cesser de chercher à l'extérieur et cultiver une présence totale à ce qui est, ici et maintenant.

Points clés à retenir

  • Les trous dans l'Essence sont des manques créés durant l'enfance quand nos besoins essentiels n'ont pas été reconnus ou nourris.
  • Chaque ennéatype développe des stratégies compensatoires spécifiques (perfectionnisme, domination, oubli de soi...) pour masquer ces vides.
  • Les compensations extérieures (argent, reconnaissance, sécurité) ne comblent jamais durablement ces manques intérieurs.
  • La seule vraie nourriture de l'Essence est la présence consciente et l'attention à ce qui se passe en nous et autour de nous.
  • Identifier ses propres trous à travers l'ennéagramme personnalité permet d'entamer un véritable travail de guérison intérieure.

Les informations de cet article s'appuient sur l'ouvrage de référence cité. Elles ne remplacent pas un diagnostic ni un accompagnement par un professionnel de santé ou un thérapeute qualifié. En cas de doute, consultez un spécialiste.

Pour approfondir cette approche unique qui allie ennéagramme et techniques énergétiques, découvrez le livre complet Ennéagramme & Énergétique - Libérer le meilleur en soi de Coline d'Aubret et France de Bois Centi.

Couverture de Ennéagramme & Energétique - Libérer le meilleur en soi

À propos du livre

Ennéagramme & Energétique - Libérer le meilleur en soi

par Coline d' Aubret, France de Bois Centi

Quelques questions s'imposent : comment se fait-il qu'un enseignement aussi ancien et aussi vaste que l'ennéagramme, qui fut également une clé pour la réalisation des chefs-d'oeuvre de grands artistes, tel Léonard de Vinci, se soit réduit à une simple typologie.

Découvrir ce livre →
La stimulation neuro-cérébrale multiple en coaching énergétique
Protocole de reprogrammation des schémas limitants selon son ennéatype