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Verticalité et conscience : pourquoi Sushumna fait de nous des humains

L'axe vertical qui nous distingue dans le règne animal
25 mars 2026 par
Verticalité et conscience : pourquoi Sushumna fait de nous des humains
Huguette Declercq

Notre position debout n'est pas qu'une prouesse biomécanique : elle est intimement liée à notre capacité de conscience, faisant de nous les seuls êtres capables de relier consciemment le Ciel et la Terre.

Sushumna : l'axe énergétique de notre humanité

Sushumna est le nadi (canal énergétique) le plus important du corps humain selon la tradition yogique. Huguette Declercq, dans son ouvrage Le Yoga des 7 Chakras, nous explique que ce canal

« nous traverse entièrement. Il va du sommet de la tête, l'endroit de la fontanelle, au périnée en ligne droite. Il longe plus ou moins la colonne vertébrale. »

Ce qui est remarquable, c'est l'effet immédiat de la conscience de ce canal sur notre posture :

« Lorsque nous respirons dans ce nadi, lorsque nous conscientisons son trajet, nous nous redressons presque de façon automatique, nous nous replaçons dans notre verticalité. »
Cette observation révèle le lien profond entre notre structure énergétique et notre alignement physique.

Les chakras principaux sont tous alignés le long de ce canal central, formant ainsi l'axe énergétique majeur de notre être. C'est pourquoi Sushumna est considéré comme fondamental dans toutes les pratiques yogiques.

La verticalité : notre signature d'êtres humains

L'auteure souligne un fait anthropologique fondamental :

« La verticalité est notre caractéristique d'êtres humains. Nous sommes les seuls êtres sur cette planète à avoir une colonne vertébrale en position verticale. Nous sommes le lien entre le Ciel et la Terre. »

Cette verticalité n'est pas qu'une particularité anatomique. Elle définit notre nature même. Alors que tous les autres mammifères ont une colonne horizontale, parallèle au sol, l'être humain se tient debout, créant ainsi un axe perpendiculaire entre la terre et le ciel.

Cette position unique dans le règne animal n'est pas anodine. Elle permet non seulement la libération de nos mains pour l'utilisation d'outils, mais surtout, selon la perspective yogique, elle crée les conditions nécessaires à l'émergence de la conscience réflexive.

De la verticalité à la conscience

Le lien entre notre posture verticale et notre conscience est explicité ainsi par Huguette Declercq :

« C'est la verticalité de notre colonne vertébrale qui fait de nous des êtres conscients et, de ce fait, responsables de leurs actes, de leurs choix. Un être conscient fait choix de l'acte qu'il pose, de la parole qu'il dit, de la pensée qui l'habite. C'est vraiment notre caractéristique d'êtres humains. »

Cette affirmation établit une connexion directe entre :

  • Notre structure physique verticale
  • Notre capacité de conscience
  • Notre responsabilité morale et notre libre arbitre
  • Notre humanité même

La conscience dont il est question ici n'est pas simplement l'éveil ou la vigilance que partagent tous les animaux. C'est une conscience réflexive, capable de se prendre elle-même comme objet, de faire des choix délibérés et d'en assumer la responsabilité.

Placer la conscience : une pratique transformatrice

L'auteure nous guide vers une compréhension pratique de ce qu'est la conscience dans le contexte yogique :

« Que veut dire 'placer la conscience' en un endroit ? Cela signifie ressentir cet endroit par l'intérieur, cela veut dire y mettre toutes nos pensées, tous nos ressentis, toutes nos sensations. En un mot: ne devenir que cet endroit en ce moment, comme s'il avait des yeux et des oreilles. »

Cette définition opérationnelle nous montre que la conscience n'est pas qu'un concept abstrait, mais une faculté que nous pouvons diriger activement. Placer sa conscience devient ainsi un acte de concentration totale, où l'ensemble de notre être se focalise en un point précis.

L'importance de cette pratique est soulignée :

« Cette conscience d'un endroit précis du corps est très importante. »
Elle devient la clé pour activer et harmoniser nos centres énergétiques.

Le principe fondamental : l'énergie suit la conscience

Huguette Declercq partage un principe qu'elle enseigne depuis son premier livre :

« l'énergie va où va la pensée »
, précisant qu'elle ajoute
« consciente et non consciente »
.

L'application pratique de ce principe est détaillée :

« Mettez vos pensées, vos ressentis, votre conscience en un point du corps, en un chakra, et vous allez y attirer plus d'énergie, le tourbillon va s'intensifier et tout ce qui est en relation avec ce chakra sera activé, facilité, stimulé. »

Ce mécanisme explique pourquoi la simple prise de conscience de nos centres énergétiques peut avoir des effets tangibles. L'auteure précise sa vision des chakras :

« Ouvrir, fermer un chakra ne sont pas des termes que j'utilise. Les tourbillons d'énergie existent de façon plus ou moins importante suivant les personnes. Savoir que nous avons des chakras nous permet d'y placer la conscience et, par ce simple fait, de les activer, d'y amener plus d'énergie, de les faire tourbillonner mieux et plus. »

Les autres centres de conscience

Au-delà des sept chakras principaux alignés sur Sushumna, l'auteure mentionne d'autres centres importants :

  • Le centre situé au cœur de la paume de chaque main
  • Nasikagra, le point au bout du nez
  • Bindhu, situé à l'endroit de la tonsure des prêtres
  • Bruhmadia, entre les deux sourcils

Ces points secondaires enrichissent notre carte énergétique et offrent d'autres portes d'entrée pour le travail de conscience.

Ida et Pingala : les compléments de Sushumna

Pour compléter notre compréhension de l'axe vertical, l'auteure décrit brièvement les deux autres nadis principaux :

« Ida est le nadi appelé lunaire. Il part du côté gauche du premier chakra Muladhar et se termine du côté gauche d'Ajna, le sixième chakra. L'énergie qu'il véhicule est intériorisante et rafraîchissante. »

« Pingala est le nadi dit solaire. Il part du côté droit de Muladhar et se termine du côté droit d'Ajna. L'énergie qui le traverse est dynamisante et chaude. »

Ces deux canaux

« se complètent et sont plus ou moins actifs suivant les moments de la journée et suivant notre état. »
Ils forment avec Sushumna le système énergétique central qui soutient notre verticalité consciente.

Points clés à retenir

  • Sushumna est le canal énergétique principal qui traverse notre corps verticalement, de la fontanelle au périnée.
  • La verticalité de notre colonne vertébrale est unique dans le règne animal et directement liée à notre conscience.
  • Cette verticalité fait de nous des êtres conscients, capables de choisir et responsables de nos actes.
  • L'énergie suit la conscience : en plaçant notre attention sur un point du corps, nous y attirons l'énergie.
  • La conscience de Sushumna nous aide automatiquement à nous redresser et nous replacer dans notre axe.

Les informations de cet article s'appuient sur l'ouvrage de référence cité. Elles ne remplacent pas un diagnostic ni un accompagnement par un professionnel de santé ou un thérapeute qualifié. En cas de doute, consultez un spécialiste.

Pour approfondir cette compréhension de la verticalité et de la conscience à travers le travail des chakras, nous vous invitons à découvrir Le Yoga des 7 Chakras d'Huguette Declercq, qui propose une approche complète avec livre et DVD pour une pratique guidée.

Couverture de Le Yoga des 7 Chakras - Livre + DVD

À propos du livre

Le Yoga des 7 Chakras - Livre + DVD

par Huguette Declercq

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